Everybody's Weird, le weblog

26 mai 2009

Une interview exceptionnelle de Julien Coupat, dans Le Monde (oui, je sais, ça fait bizarre). Analyse parfois extrême mais souvent lumineuse, et cette prose tranchante mi-XVIIIème mi-situ qu'aucun sarkozyste ni ségoléniste ne maîtrise plus, la parole étant pour ces gens communication et non art du partage.
[ posté à 23:51 | perma-link ]

1 Commentaire(s) :

Ah ça, je suis bien d'accord, je relis le texte en boucle depuis 36 heures.

Définitivement acquis à David-Néel comme tu le sais déjà, oserais-je te suggérer, en sollicitant de ta part toute l'indulgence émanant de cet impitoyable postulat, que le caractère partiellement extrémiste que tu prêtes aux propos de l'intéressé n'est qu'un jugement de valeur dans une réalité qui la "rejette", puisque la vanité des idées construites n'y trouve aucun écho ?

Ce qui est fort intéressant dans l'anarchisme, c'est bien le processus de déconstruction, de démystification des représentations sociales dans le cerveau individuel. C'est une démarche nécessairement, mécaniquement individuelle d'affranchissement, même si par faiblesse, j'éprouve de la gratitude à la lecture de tels textes. Il y a de cela dans l'interview de Coupat, par exemple lorsqu'il suggère que la frontière entre la prison et le monde extérieure, ou entre le monde criminel et le monde légal, n'est pas celle que l'on croit, ni même de la nature qu'on croit. Le parallèle entre la prison et l'école publique, par exemple, n'est pas extrême, mais très pertinente. C'est plutôt la vanité de nos conceptions sur ce sujet qui est extrêmement inappropriée à limiter la souffrance individuelle.

Mais je m'étend, je m'étend... c'est ton blog, pardon d'être aussi prolixe.

signé Anonymous Un idiot du patronat assoifé de pouvoir, le 27/5/09 17:04  

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